Thomas Pesquet sera le premier Européen à s’envoler dans l’espace avec SpaceX

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Le Français rejoindra la Station spatiale internationale (ISS) à bord de la capsule américaine Crew Dragon au printemps 2021.

Au printemps 2021, l’astronaute français Thomas Pesquet s’envolera vers la Station spatiale internationale (ISS) à bord de la nouvelle capsule américaine Crew Dragon de SpaceX, pour sa seconde mission, a-t-il annoncé mardi 28 juillet sur Twitter. Il doit décoller depuis Cap Canaveral, en Floride.

« Fin du suspense : c’est avec le Crew Dragon de SpaceX que je décollerai l’année prochaine ! », a annoncé l’astronaute de l’Agence spatiale européenne (ESA), qui sera le premier Européen à voler sur ce véhicule, finalement préféré à celui de Boeing.

Un « cockpit futuriste »

Le lancement de la première capsule du groupe privé américain SpaceX vers l’ISS, en mai dernier, avec deux astronautes de la NASA, a marqué la fin du monopole spatial russe pour les vols habités. Depuis l’arrêt des vols de navettes américaines, en 2011, les pensionnaires de l’ISS partaient tous du cosmodrome de Baïkonour.

Thomas Pesquet s’est déjà entraîné sur les simulateurs chez SpaceX, la société d’Elon Musk basée en Californie.

Dans le « cockpit futuriste » de Crew Dragon, doté à 100 % d’écrans tactiles, « il ne reste plus qu’à installer l’application lancement sur les tablettes géantes », a précisé dans son Tweet l’astronaute. L’ingénieur et pilote de ligne, âgé de 42 ans, avait effectué sa première mission à bord de l’ISS en 2016-2017, appelée « Proxima », pendant six mois.

L’astronaute français se prépare à vivre une nouvelle aventure à bord de la Station spatiale internationale (ISS). L’idole des amateurs français d’astronomie s’est dit “très enthousiaste” à l’idée de décoller cette fois avec un vaisseau américain. Franceinfo vous résume ce qu’il faut savoir de cette nouvelle mission. 

Quand doit-il décoller ?

La mission Alpha est programmée pour fin mars 2021, soit dans environ neuf mois. Thomas Pesquet doit s’envoler depuis Cap Canaveral en Floride, avec trois autres membres d’équipage, ses homologues américains Shane Kimbrough et Megan McArthur, ainsi que le Japonais Aki Hoshide. Ils sont tous vétérans, comme lui.

Le voyage dans l’espace du Français à bord de l’ISS est prévu pour durer environ six mois. L’équipage de l’ISS sera donc composé en moyenne de sept membres – au lieu de six, les capsules habitées américaines pouvant embarquer quatre personnes, soit une de plus que les Soyouz.

Quel est le but de la mission ?

Sur l’ISS, Thomas Pesquet va rejoindre des cosmonautes russes. “Je vais me retrouver avec trois ou quatre personnes avec qui j’ai déjà volé… C’est un peu la saison 2, avec les mêmes personnages, raconte-t-il à l’AFP. Mais, comme dans une série sur Netflix, il faut raconter une autre histoire.” Or l’ISS, qui va célébrer 20 ans de présence humaine dans l’espace, peut “manquer de nouveauté”.

Qu’importe, car “on est là pour faire de la science”, rappelle-t-il, et l’ISS “a encore de l’avenir”. “On n’a clairement pas fait le tour de la recherche, ajoute l’astronaute. L’ISS, c’est un laboratoire donnant accès à des phénomènes scientifiques inaccessibles sur Terre à cause de la gravité.” Il embarquera ainsi en orbite des cellules souches de cerveau, pour étudier leur vieillissement accéléré dans l’espace. La mission permettra aussi de préparer des futures missions vers Mars et la Lune – pour laquelle il est candidat, “comme tous [s]es collègues”.

S’il a le temps après ses longues journées de travail, il souhaite continuer “à parler d’environnement” au public, comme il l’avait fait durant son premier séjour en partageant ses photos de la Terre vue de là-haut, via les réseaux sociaux. “Mais je ne vais pas ouvrir de compte Tik Tok !”, certifie-t-il.

Pourquoi le nom “Alpha” ?

Le nom se réfère à Alpha du Centaure, le système stellaire le plus proche de la Terre, dans le prolongement de Proxima, l’étoile de la même constellation. “Là où se trouvent les premières exoplanètes, celles qu’on ira chercher le jour où la technologie le permettra”, ajoute Thomas Pesquet.

C’est aussi la première lettre de l’alphabet grec, le symbole de l’excellence que nous visons.Thomas Pesquetà l’AFP

Le nom a été choisi parmi plus de 27 000 propositions lors d’un concours de l’ESA. Alpha était aussi l’appellation d’origine de la Station, dont il est toujours l’indicatif d’appel radio.

Comment va-t-il rejoindre l’ISS ?

Le spationaute français de 42 ans va embarquer à bord de la nouvelle capsule Crew Dragon de Space X. “J’aurai la chance d’être le premier Européen à voler sur ce véhicule. C’est nouveau, c’est moderne… on est très enthousiastes !”, a confié l’astronaute de l’Agence spatiale européenne (ESA). Il y a trois ans, pour sa première mission “Proxima”, le benjamin du corps européen des astronautes s’était envolé pour l’ISS avec une fusée russe Soyouz, depuis le cosmodrome Baïkonour, comme tous les pensionnaires de la Station depuis 2011.

Un monopole russe auquel a mis fin, en mai, le premier vol habité de la capsule privée de Space X vers l’ISS, avec deux astronautes de la Nasa à bord. “On va réutiliser la même capsule que celle qui est actuellement à bord de la Station, c’est inédit ! C’est marrant de partir dans l’espace avec le même véhicule mais pas en même temps”, se réjouit l’astronaute.

Comment se prépare Thomas Pesquet ?

Thomas Pesquet se prépare actuellement au Centre européen des astronautes à Cologne, où il s’entraîne. Mais il s’est déjà entraîné sur les simulateurs chez SpaceX, la société d’Elon Musk basée en Californie. Dans le “cockpit futuriste” de Crew Dragon, doté à 100% d’écrans tactiles, “il ne reste plus qu’à installer l’application ‘lancement’ sur les tablettes géantes”, a-t-il tweeté, enthousiaste.

“Il faut bouleverser ses habitudes… mais on est là pour s’adapter !”, commente l’ingénieur et pilote de ligne. Chez SpaceX, “tout est au même endroit, le centre de contrôle, les personnes qui construisent la fusée…. On a immédiatement réponse aux questions”, apprécie-t-il.

Contrairement à Soyouz, un système “ancien mais fiable, qui tirait comme une horloge”, cette nouvelle technologie en phase de développement implique un programme de vol “plus incertain”, qui “nous a obligés à accélérer le reste de l’entraînement, calé sur un an au lieu de deux et demi”. La crise du Covid-19 a aussi chamboulé le calendrier, et les déplacements sont réduits. Son entraînement au Japon n’aura ainsi lieu qu’en virtuel.

 

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Vols habités : l’ESA a fait le choix de la coopération internationale

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À la suite du vol habité de SpaceX, le directeur d’Arianespace et le directeur général de l’Agence spatiale européenne ont déclaré que l’Europe devrait développer ses propres vols habités au départ du Centre spatial guyanais. Didier Schmitt, coordonnateur de la proposition pour le Conseil ministériel de l’ESA pour l’exploration robotique et humaine, nous explique la position de l’Agence spatiale européenne.

Le lancement historique de la capsule Crew Dragon de SpaceX avec, à son bord, deux anciens astronautes de la Nasa, à destination de la Station spatiale internationale relance le débat sur la nécessité de doter l’Europe d’un programme habité. Mais, comme l’explique Didier Schmitt, coordonnateur de la proposition pour le Conseil des ministres de l’ESA pour l’exploration robotique et humaine, « lEurope pourrait parfaitement acquérir une capacité autonome de vols habités, mais ce n’est pas la priorité ».

Aujourd’hui, le contexte géopolitique est à « la coopération internationale plutôt qu’au repli sur soi », ce qui explique le choix de l’ESA de « coopérer plutôt que développer sa propre infrastructure de transport spatial habité ». À cela s’ajoute qu’avec un budget environ quinze fois moindre que celui de la Nasa, le programme d’exploration de l’ESA ne « peut évidemment pas tout faire et doit faire des choix » dont cette « internationalisation du transport spatial habité » bien que l’Europe se soit illustrée dans ce domaine par plusieurs réalisations majeures telles que ARD, ATV, IXV entre autres. Il faut aussi garder à l’esprit que les budgets affectés aux vols habités le seraient nécessairement au détriment d’autres programmes.

Pourtant, une voie alternative fut explorée dans les années 1980 au travers du projet d’un avion spatial, Hermès, dont l’abandon en 1992, signa la fin de l’ambition européenne en matière de vol habité autonome. Lancé par Ariane 5, il aurait été capable de ravitailler en orbite la station autonome européenne Colombus, également abandonnée au profit d’un module scientifique qui sera amarré à la Station spatiale internationale. Depuis cette date, l’ESA a amorcé plusieurs programmes susceptibles de déboucher sur la réalisation d’un véhicule habité mais, aucun n’est arrivé à son terme. Le dernier en date, présenté lors du salon du Bourget 2009, prévoyait d’adapter l’ATV en véhicule de retour de charge utile (ARV) qui aurait ensuite préfiguré un véhicule habité.

L’actuel programme de recherche Horizon Europe, pour la période 2021 à 2027, est « figé et na justement plus de budget spécialement réservé au spatial ». Les programmes Copernicus (observation de la Terre des variables climatiques) et Galileo (navigation et de positionnement par satellite), qui rappelons le sont une référence mondiale dans leur domaine, « restent aujourd’hui la priorité de lUE ». Celle-ci se focalise sur les seuls programmes d’intérêts et de services aux citoyens tels que Galileo et Copernicus donc mais aussi Egnos, et sur la surveillance de l’espace (SSA) ainsi que sur l’accès à des télécommunications sécurisées par satellite (Govsatcom) pour les autorités nationales. Cela dit, la question des vols habités pourra de nouveau être débattue lors du prochain Conseil de l’ESA au niveau ministériel fin 2022.

 

L’Agence spatiale européenne ne s’interdit donc rien. Des études de prospectives « abordent cet aspect de l’exploration et, à l’avenir, tout est envisageable » et parmi les scenarii et les stratégies d’exploration à l’étude, figure le « lancement de vols habités depuis le centre spatial guyanais ». Une hypothèse jugée « techniquement crédible » et que pousse Arianespace, mais pour laquelle il sera nécessaire d’obtenir un très large consensus politique au sein des États membres de l’Agence spatiale européenne. Un consensus qui « sera difficile à trouver » et qui dépendra du niveau « d’indépendance dont veut disposer l’Europe dans ce domaine ». D’où la nécessiter de réaliser à intervalles réguliers « des études techniques à ce sujet afin de proposer des choix à nos décideurs le moment venu », conclut Didier Schmitt.

 

Thomas Pesquet bientôt passager de Crew Dragon, le taxi spatial de SpaceX ?

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Thomas Pesquet pourrait embarquer à bord d’un vaisseau de SpaceX pour rejoindre la Station spatiale internationale à l’été 2021.

On l’imagine déjà vêtu de la combinaison de SpaceX, en train d’embarquer à bord de la capsule Crew Dragon. L’astronaute Thomas Pesquet devrait repartir pour une deuxième mission à bord de la station spatiale internationale (ISS) à l’été 2021, pour une durée de six mois. Le Français devrait s’envoler du Centre spatial Kennedy, à Cap Canaveral en Floride (Etats-Unis), et non du cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan) comme la dernière fois, sans doute à bord du taxi spatial de l’entreprise spatiale du milliardaire Elon Musk.

Au vu des échecs de la capsule Starliner de Boeing et après le lancement réussi de la mission Demo-2, c’est vraisemblablement à bord d’une capsule Crew Dragon de SpaceX que l’astronaute français devrait en effet rejoindre le laboratoire spatial. L’agence spatiale russe (Roscomos) était jusqu’à ce week-end encore la seule encore en capacité d’emmener l’Homme dans l’espace. Avec SpaceX, les Américains vont désormais pouvoir retrouver leur autonomie spatiale, après dix ans d’auto-stop à bord des vaisseaux Soyouz.

Au fait, pourquoi les fusées Ariane s’appellent Ariane ?

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Elles donnent une formidable autonomie stratégique à l’Europe d’accès à l’espace. Mais savez-vous pourquoi les fusées Ariane ont été baptisées ainsi ?

Elles sont au nombre de cinq, bientôt six. « Elles », ce sont les célèbres fusées Ariane ! Depuis le 24 décembre 1979, date du premier vol, ces lanceurs donnent à l’Europe une précieuse autonomie stratégique d’accès à l’espace, essentiellement dans le secteur des satellites : télécommunications, défense, géolocalisation, observation de la Terre ou encore exploration du Système solaire.

Ce vaisseau spatial aurait pu toutefois s’appeler bien différemment. Avant d’opter pour ce prénom féminin, la France avait en effet retenu une abréviation technique : L3S, pour lanceur de troisième génération de substitution. Pourquoi ? Parce qu’il succédait non seulement aux deux premières fusées françaises (Véronique et Diamant), mais aussi au projet européen Europa (avec les générations 1, 2 et 3).

Véronique et Diamant ayant fait leur temps et le programme Europa enchaînant les échecs (après des débuts prometteurs, la première génération connaîtra raté sur raté, tout comme le seul essai comptabilisé pour Europa 2 — Europa 3 ne sera même pas mis à l’essai, malgré plusieurs années de recherche), il fallait donc repartir sur un projet alternatif de même génération. D’où le nom de L3S.

Les études sur Europa 3 n’auront toutefois pas été vaines. Elles ont profité à la toute première Ariane, tout comme l’expérience acquise avec les autres fusées. Il faudra attendre l’intervention de Jean Charbonnel, alors ministre du Développement industriel et scientifique dans le gouvernement de Pierre Messmer, sous la présidence de George Pompidou, pour qu’un nom plus élégant soit retenu.

 

De L3S à Ariane

C’est ainsi que le nom d’Ariane a été retenu. D’autres propositions avaient été considérées, comme le Cygne, la Lyre et Phénix. Leur point commun ? Elles sont toutes des noms de constellation. Même Ariane a un certain lien avec ces représentations de la voûte céleste : la Couronne boréale symbolise dans la mythologie grecque la couronne offerte par le dieu Dionysos à Ariane et qui l’aurait ensuite placée dans les étoiles.

Mais cette Ariane, qui est-elle ? Il s’agit d’une princesse crétoise de la mythologie grecque, fille du roi Minos (lui-même fils de Zeus s’il vous plait, et d’Europe) et de Pasiphaé (fille du dieu du soleil, Hélios). Dans la légende, elle est célèbre pour avoir aidé le héros Thésée à sortir du Labyrinthe construit pour enfermer le Minotaure. C’est grâce au fil d’Ariane, qu’il dévide dans le dédale, que Thésée parvient à s’en tirer.

Comme le relève malicieusement le site de la Cité de l’Espace, à Toulouse, ce nom est fort à propos : comme le fil d’Ariane a sauvé Thésée d’un perpétuel enfermement, la fusée Ariane devait sortir le programme de lanceur européen de l’impasse. D’ailleurs encore aujourd’hui, ce parallèle avec la mythologie grecque est encore réalisé : Jean-Yves Le Gall, alors patron d’Arianespace, invoquait cette métaphore en 2007.

 

L’Europe finalise ses tests sur Ariane 6, en attendant le vol inaugural en 2021

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Il n’y aura pas de la vol inaugural en 2020 pour Ariane 6, à cause de la crise du coronavirus. Désormais avec 2021 en ligne de mire, l’Europe achève ses essais pour qualifier son nouveau lanceur.

On espérait un vol inaugural d’Ariane 6 cet été. La grave crise engendrée par l’épidémie de coronavirus en a décidé autrement. Désormais, les débuts de la nouvelle fusée européenne ne surviendront pas avant 2021, à une date encore indéterminée. Trop de retard a été pris ces derniers mois, aussi bien dans le chantier du pas de tir dédié à Ariane 6 que dans certains essais cruciaux pour qualifier le lanceur.

Pendant un temps, un report en fin d’année était envisagé. Mais les contraintes sanitaires à respecter, comme le respecter d’une période d’isolement de deux semaines pour le personnel arrivant en Guyane afin de s’assurer que le virus n’incube pas, empêchent de repartir plein pot. L’Agence spatiale européenne (ESA) estime qu’il n’y aura que la moitié des effectifs sur site mi-juin et les lancements n’ont pas encore repris.

« Nous savons aujourd’hui avec certitude que le lancement ne se fera pas en 2020 », a ainsi admis Daniel Neuenschwander, le directeur du transport spatial européen de l’ESA, fin mai. Cependant, de l’aveu même de l’intéressé, le planning était déjà en difficulté avant le SARS-CoV-2. Il n’était pas sûr du tout de pouvoir tenir les échéances. Les derniers espoirs d’y parvenir ont été achevés par l’infection

 

Dernier test majeur pour le propulseur P120C

C’est désormais tout le calendrier qui doit être revu. Ainsi, l’ultime essai de qualification du moteur P120C aura lieu au cours de l’été, afin de le déclarer opérationnel pour Vega C et Ariane 6. Sa particularité est qu’il peut servir à la fois pour la fusée légère Vega C (en tant que premier étage) et pour Ariane 6 (en tant que propulseur d’appoint, par deux ou par quatre selon la configuration du vol).

La mise à feu statique du propulseur P120C sera la dernière d’une série de trois, qui a débuté en juillet 2018. Un deuxième allumage a eu lieu début 2019. Le tir prévu cet été apportera un pont final à ces tests, avec une dernière campagne de mesures (plus de 600 sont au programme : vibrations, températures, pressions, efforts, accélérations, etc.), comme s’il s’agissait d’un vol en conditions réelles.

Hormis sa compatibilité avec Ariane 6 et Vega C, le P120C présente une autre particularité : il est le plus gros propulseur à poudre monolithique en fibre de carbone au monde — il a été construit d’un seul bloc. Sa capacité d’emport de propergol solide est de 142 tonnes et il peut développer une poussée maximale de 4 650 kN. Le P120C est construit par Avio et ArianeGroup depuis 2014, via la coentreprise Europropulsion.

Le nom du propulseur P120C, s’il apparaît incompréhensible de prime abord, désigne en fait ses caractéristiques : le « P » signifie poudre, le « C » indique qu’il s’agit d’un engin qui est commun à Ariane 6 et Vega C, tandis que « 120 »  fait référence à la masse, en tonnes, de propergol qu’il pouvait contenir au départ. Évidemment, cette contenance a évolué depuis, mais ce nombre est resté.

Contrairement à Vega C qui n’a besoin que d’un propulseur P120C pour atteindre l’espace, Ariane 6 a non seulement besoin d’en utiliser deux ou quatre, selon le profil de sa mission, mais elle doit aussi s’appuyer sur un moteur-fusée Vulcain pour le premier étage (qui sera remplacé vers 2030 par Prometheus), en version 2.1 pour Ariane 6, et par un moteur-fusée Vinci pour le deuxième étage.

 

Objectif Lune : Airbus sera sur le vaisseau Orion

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L’Agence spatiale européenne confie à Airbus la construction du troisième module de service du vaisseau spatial habité américain Orion, un des éléments clefs du programme Artemis de retour de l’homme sur la Lune.

L’importance stratégique de la Lune

Airbus réalisera donc le troisième module de service européen du vaisseau spatial habité américain Orion, un des outils du programme Artemis de la Nasa de retour de l’homme sur la Lune. Le contrat a été notifié par l’Agence spatiale européenne (ESA). Notre très proche voisine a plus que jamais une importance stratégique dans les années à venir et sera partie intégrante de tout futur dispositif de défense spatiale. Le premier module de service (ESM), livré à la NASA en novembre 2018, a déjà été assemblé au module d’équipage. La navette entièrement intégrée a terminé ses essais en vide thermique sur le site de la NASA dans l’Ohio et est déjà de retour au Kennedy Space Center, en Floride (États-Unis).

Premier vol d’essai en 2021

Le premier vol d’essai, encore non habité, d’Orion avec l’ESM (Artemis I) est prévu en 2021. Les premiers astronautes embarqueront plus tard, avec Artemis II, pour une mission autour de la Lune puis un retour sur Terre. Le deuxième module de service est en cours d’intégration et de test sur le site Airbus de Brême. Sa livraison est prévue au premier semestre 2021.

Les missions de l’ESM

L’ESM est un cylindre d’environ quatre mètres de diamètre et de hauteur. Il est doté de quatre panneaux solaires (d’une envergure de 19 m une fois déployés), qui généreront l’électricité équivalente à la consommation de deux foyers. Les 8,6 tonnes d’ergols de l’ESM alimenteront le moteur principal et 32 micro-propulseurs. Sa masse totale est légèrement supérieure à 13 tonnes. Outre son rôle de système principal de propulsion, il se chargera des manœuvres orbitales et du contrôle d’attitude. Il assurera également la survie des astronautes en fournissant l’eau et l’oxygène, ainsi que le contrôle thermique du module d’équipage auquel il est accroché.

L’ESA travaille sur une usine capable de transformer la poussière de Lune en oxygène

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Les échantillons ramenés de la Lune montrent que le régolithe lunaire (la poussière présente à la surface de la Lune, en somme) contient de l’oxygène. Vendredi 17 janvier, l’agence spatiale européenne (ESA) a annoncé l’installation d’un prototype de centrale à oxygène capable de l’extraire.

Le procédé de l’agence permettrait également de récupérer des alliages métalliques utiles aux futures missions sur la Lune.

De la production commerciale à l’expérimentation spatiale

Le régolithe lunaire contient entre 40 % et 45 % d’oxygène, mais celui-ci est emprisonné chimiquement par des oxydes, sous forme de minéraux ou de verre. Des chercheurs de l’ESA ont donc mis au point un prototype en mesure de récupérer cet oxygène, par une électrolyse de sel fondu. Ce procédé consiste à placer le régolithe (ici de synthèse, créé par l’ESA) dans une cuve métallique où baigne du chlorure de calcium qui sert d’électrolyte. Lorsque la solution est portée à 950 °C, le régolithe y reste solide. Cependant, une fois qu’un courant électrique y passe, l’oxygène s’en libère et migre vers une anode où il peut être récupéré.

Ce procédé, initialement destiné à la production commerciale de métaux et d’alliages, a été mis au point par la société britannique Metalysis. Beth Lomax, doctorante de l’Université de Glasgow, l’a étudié au sein de l’entreprise, puis l’a recréé à l‘European Space Research and Technology Centre (ESTEC), aux Pays-Bas. Elle a déclaré que « chez Metalysis, l’oxygène produit par le processus est un sous-produit indésirable et est plutôt libéré sous forme de dioxyde de carbone et de monoxyde de carbone, ce qui montre que les réacteurs ne sont pas conçus pour résister à cet oxygène gazeux. Nous avons donc dû repenser la version ESTEC pour pouvoir disposer d’un oxygène sur-mesure ».

Des métaux en sus

Beth Lomax a aussi souligné l’intérêt de l’extraction d’oxygène directement sur la Lune : « Pouvoir recueillir de l’oxygène à partir de ressources trouvées sur la Lune serait évidemment extrêmement utile pour les futurs colons lunaires, à la fois pour respirer, mais aussi pour la production locale de carburant de fusée ».

Le chercheur de l’ESA, Alexandre Meurisse, note que « ce processus de production laisse derrière lui un enchevêtrement de différents métaux » avant d’ajouter : « C’est une autre piste de recherche, pour voir quels alliages seraient les plus utiles à produire à partir d’eux. Pourraient-ils être directement imprimés en 3D, par exemple, ou auraient-ils besoin d’être affinés ? Le mélange précis de métaux dépendra de l’endroit sur la Lune où le régolithe a été recueilli. Il y aurait d’importantes différences régionales ».

Le scientifique a également déclaré : « Maintenant que nous avons une installation en service, nous pouvons l’améliorer, par exemple en réduisant la température de fonctionnement, pour finalement concevoir une version de ce système qui pourrait un jour voler vers la Lune et être opérationnel là-bas ». Actuellement, le prototype évacue l’oxygène créé via un tuyau d’échappement. Les chercheurs réfléchissent donc désormais à la meilleure manière de le stocker.

Le Centre Spatial Guyanais : de la jungle à l’espace

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La France et l’Europe font décoller leurs fusées au plus près de l’équateur, dans un site unique, mélangeant l’humidité chaude de la jungle amazonienne et l’excellence technologique de 50 ans d’expérience.

Et maintenant ? Le Centre Spatial Guyanais se prépare même à faire atterrir des fusées

Il faut quitter Hammaguir!

Lorsque la France a commencé à s’intéresser aux lancements de fusées, d’abord pour des ambitions militaires puis scientifiques, elle a utilisé sa base d’Hammaguir, située dans l’Ouest algérien, et alors colonie française avec le statut de département.

Les décollages des fusées-sondes, puis du programme des « pierres précieuses » permettent à la France d’entrer, en 1965, dans le club très fermé des pays devenus puissances spatiales, notamment avec Diamant-A1 et le satellite Asterix-A1. Toutefois, le centre d’Hammaguir est toujours en Algérie, et l’Algérie est devenue une nation indépendante. Il faut alors trouver un nouveau site pour les fusées du CNES et quitter le désert avant la fin 1967, dans le cadre des accords d’Evian…

Ce sera donc la Guyane ! Le Centre Spatial Guyanais, ou « CSG », ouvre ses portes en 1968 après une première période d’aménagements : la piste de l’aéroport est rallongée, et un port autonome est installé pour ramener du matériel depuis l’Hexagone.

Bienvenue à Kourou…

Installé sur les communes de Kourou et Sinnamary, le Centre Spatial Guyanais est un énorme territoire de 660 km², soit pratiquement la taille de la Martinique ! Le site est idéalement placé pour faire décoller des fusées : très près de l’équateur terrestre (les lanceurs bénéficient ainsi d’un effet de fronde et peuvent donc économiser des ressources), entouré de zones très peu, voire pas du tout peuplées et d’un canal d’accès à la mer, sa position permet même d’envoyer des satellites sur des orbites très inclinées.

Bien sûr, il y a un revers à la médaille, à commencer par les conditions sur place. La jungle est un environnement humide et chaud : sans entretien, routes et bâtiments disparaissent vite sous la mousse et les fougères. En outre, il pleut beaucoup, et la faune locale (vous aimez les araignées ? Les chauve-souris ?) met l’isolation des bâtiments à l’épreuve.

Toutefois, un centre spatial au milieu de la jungle présente d’autres avantages. D’une part, les zones d’exclusion sont faciles à faire respecter. De l’autre, entre les zones construites utilisant moins de 10 % du territoire, et l’interdiction de chasse et de coupe du bois, le personnel évolue dans un véritable paradis pour la faune et la flore locale : 12 écosystèmes différents, des pumas et des jaguars, des biches et même des ruches – la santé des abeilles étant un très bon indicateur de la pollution sur un tel site. Pour cause, contrairement à ce que l’on imagine, un décollage ne perturbe l’écosystème que pour quelques heures.

Le meilleur site du monde ?

À Kourou, les lanceurs arrivent en bateau depuis l’Europe et la Russie, tandis que les satellites, et les équipes qui accompagneront la préparation finale de ces joyaux de technologie, débarquent en avion du monde entier. Aujourd’hui, c’est une base efficace et rodée, dont quelques formes architecturales et moquettes rappellent qu’une part importante des bâtiments a été érigée dans les années 1970.

Rappelons par ailleurs que le CSG a aussi été le théâtre de tensions et de grèves ces dernières années, la Guyane restant un territoire pauvre au sein duquel le Centre Spatial peut être perçu comme une enclave favorisée. En outre, si nombre d’employés du centre sont français, certaines communautés vivent à l’écart, à l’image des équipes russes qui disposent de leur propre « village ».

Depuis le début des années 70, le CSG s’est beaucoup étoffé. Après les fusées-sondes et quelques décollages de Diamant, les européens ont tenté d’unir leurs efforts avec un grand lanceur : Europa, un échec retentissant.

Toutefois, la « base au milieu de la jungle » trouvera quand même son salut, avec la toute jeune agence spatiale européenne (ESA) et les efforts du CNES pour proposer une fusée : Ariane. La première du nom décolle le jour de Noël 1979, et fera battre le cœur des passionnés de l’espace pour plusieurs décennies.

L’agence française, friande d’acronymes, fait ériger les ELA (« Ensemble de Lancement Ariane ») sous la canopée, et les versions se succèdent, commercialisées par Arianespace et lancées avec une fiabilité qui a fait la fierté et la célébrité du site Guyanais, tourné vers les clients internationaux. De très nombreuses personnalités politiques et industrielles se sont déjà assis sur le velours rouge de la salle de contrôle Jupiter, pour sortir deux minutes avant le tir sur le balcon afin de voir Ariane 5, à près de douze kilomètres de là, s’élancer vers le ciel.

Ariane, Vega et Soyouz…

Mais Ariane 5 n’est pas seule au Centre Spatial Guyanais. Elle fut rejointe en 2011 par Soyouz (lanceur de moyenne capacité), installé sur un tout nouveau pas de tir assez éloigné de celui d’Ariane… Fait cocasse d’ailleurs, puisqu’il est courant de désigner le CSG en disant « Kourou », alors que le pas de tir de Soyouz est beaucoup plus proche de Sinnamary.

Enfin, en 2012 c’est le petit lanceur Vega qui décolle pour la première fois du CSG. Il est taillé pour envoyer de plus petits satellites que Soyouz ou Ariane, d’une masse inférieure à deux tonnes, mais a surtout été développé pour envoyer des satellites d’observation de la Terre en orbite basse. Depuis bientôt une décennie, ces trois fusées coexistent au milieu du site, où sont répartis une myriade de bâtiments destinés à leur préparation, à celle des carburants et, bien sûr, des satellites ou de leur mise sous coiffe. On retrouve également des sites de tests sur place, pour des fusées sondes et pour la mise à feu de nouveaux moteurs.

Le « port spatial européen »

Face à la concurrence internationale, le paysage des lanceurs européen évolue, et le Centre Spatial Guyanais doit suivre le rythme, même si ce n’est pas tâche facile. La France, qui porte aussi le développement du « port spatial européen », a demandé plus d’aide à ses partenaires européens, et souhaiterait faire de Kourou un écosystème plus ouvert pour de nouveaux acteurs privés tels que les petites start-up qui préparent des lanceurs.

En attendant, un pas de tir tout neuf est en construction depuis 2015, ELA-4, qui accueillera Ariane 6 pour un premier décollage en 2021. Vega aussi évolue. L’industriel Avio est chargé des opérations sur place avec le lanceur, qu’une nouvelle version va rendre plus puissant. De son côté Soyouz sera progressivement mis à la retraite dans la décennie à venir : avec Ariane plus souple, et Vega plus puissant, la nécessité du lanceur s’amenuise.

D’autant plus que d’ici là, une autre nouveauté aura fait son apparition au Centre Spatial Guyanais : des fusées revenant s’y poser. En effet, Callisto et Themis sont engagés pour étudier les technologies de lanceurs réutilisables, et le site sera bien placé lorsque les industriels passeront à la réalisation grandeur nature de ces projets. Une chose est sûre, de belles surprises vont encore surgir de la jungle guyanaise…

Après SpaceX, le CNES aussi planche sur un lanceur réutilisable

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En plus du petit démonstrateur de lanceur réutilisable Callisto qui doit voler en 2020, le CNES associé au DLR allemand envisage d’en développer un second, Themis, 10 fois plus lourd à l’horizon 2025 équipé du futur moteur européen à bas coût Prometheus.

L’Europe doit faire face à la demande des lanceurs réutilisables si elle existe“. Le constat a été formulé par Jean-Yves Legall, président du CNES (centre national d’études spatiales) à l’occasion de sa conférence de vœux à la presse le 16 janvier dernier. Pour rattraper SpaceX qui multiplie les succès dans ce domaine, les Français misent sur leur collaboration avec les Allemands et les Japonais autour d’un démonstrateur de lanceur réutilisable baptisé Callisto. Leurs agences spatiales, le CNES, le DLR et la JAXA ont débloqué une enveloppe de près de 100 millions d’euros pour ce développement et mobilisé une trentaine d’experts à Paris, Brême et Tsukuba au Japon.

Un moteur japonais

D’ici 2020, il s’agit de tester en grandeur nature à partir du centre spatial guyanais, les technologies de la réutilisation grâce à une fusée d’environ 13 mètres de hauteur et de 3,6 tonnes au décollage. “L’objectif est de monter à 35 Km d’altitude, de faire toutes les manœuvres pour revenir se poser à proximité du pas de tir avec une précision de quelques mètres. Et de réutiliser le même véhicule 5 fois”, précise Jean-Marc Astorg, directeur des lanceurs au CNES. Les équipes vont se retrouver en février prochain au Japon pour une grande revue qui validera les spécifications du démonstrateur. La construction du véhicule démarrera au second semestre.

Chaque partenaire apportera sa contribution. La Jaxa fournira le moteur oxygène/hydrogène. Il a l’avantage d’exister, d’être réutilisable et doit encore être adapté au futur démonstrateur. Elle va également concevoir le réservoir d’oxygène. Le DLR apportera le système d’atterrissage de Callisto constitué de trois pieds, les gouvernes aérodynamiques pour le pilotage durant la phase de rentrée, et une partie du réservoir à hydrogène. La France va concevoir le calculateur assurant le programme de vol, une pièce critique qui pilotera le moteur et les gouvernes aérodynamiques. Elle fournira également la partie complémentaire du moteur à hydrogène. Le CNES travaille avec ArianeGroup, le maître d’oeuvre industriel d’Ariane5 et d’autres industriels de la filière spatiale comme Air Liquide.

Diviser les coûts par deux

Français et Allemands planchent déjà sur l’étape suivante: le démonstrateur Themis, annonciateur de ce que pourrait être le successeur d’Ariane6. Ce serait un véhicule environ 10 fois plus lourd que Callisto, équipé du futur moteur réutilisable Prometheus financé par l’agence spatiale européenne. Les premiers travaux pourraient démarrer dès 2019 et le démonstrateur voler en 2025. Prometheus est un moteur de 100 tonnes de poussée, très bas coût fonctionnant à l’oxygène liquide (Lox) et au méthane, et donc très favorable à la réutilisation.

S’inspirant de SpaceX, les européens adaptent la réutilisation à leurs besoins. Il s’agira d’une réutilisation partielle qui ne concerne que le premier étage du lanceur et adaptée aux missions en orbite basse. “La réutilisation n’est pas une fin en soi. L’objectif c’est de baisser les coûts. Avec la réutilisation et le futur moteur Prometheus, on peut espérer diviser les coûts des lanceurs d’un facteur 2 d’ici 2030 par rapport à Ariane6”, explique Jean-Marc Astorg.

l’innovation

Si votre entreprise à des projets d’innovations susceptibles de trouver des applications dans le transport spatial, le Cnes est intéressé. Le 20 avril, la direction des lanceurs de l’agence spatiale française a donné le coup d’envoi d’un « Challenge R&D Lanceurs » adressé aux PME, start-up, et laboratoires de recherche, et de manière générale aux entités de taille petite ou moyenne, qui ont jusqu’au 29 mai pour déposer un dossier en ligne.

Les auteurs des dix meilleurs concepts présélectionnés seront invités à une présentation rapide (un « pitch day ») le 24 juin. Les projets sélectionnés par le comité d’attribution feront l’objet d’un contrat de financement (de 20 000 à 100 000 €) signé dans la foulée, le jour même.

Depuis quelques années, avec des efforts tels qu’Ariane Works ou ce nouveau défi, le Cnes cherche à élargir son ouverture aux petites entreprises innovantes extérieures à son réseau de partenaires traditionnels. L’objectif est de fertiliser ses propres circuits de maturation technologique grâce à de nouveaux concepts qui nécessitent un soutien de R&T ou par l’application au spatial de développements réalisés dan

Le télescope James Webb en configuration de lancement

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Chaque fin de semaine, une image qui a fait l’actualité ou retenu notre attention. Le télescope spatial James Webb de la Nasa a été replié dans la même configuration que lorsqu’il sera installé sur son lanceur l’an prochain.

Passager d’Ariane 5

Les équipes de Northrop Grumman à Redondo Beach, en Californie, viennent de procéder au premier repli du James Webb Space Telescope (JWST), le plus grand et le plus complexe télescope spatial jamais construit pour la Nasa : d’une masse de 6,2 t au décollage, il est d’un doté d’un miroir primaire de 6,5 m de diamètre (contre 2,4 m pour Hubble, son prédécesseur, lancé il y a maintenant 30 ans).

Cette position de repli correspond à la configuration dans laquelle le précieux télescope se trouvera au moment de son intégration dans la coiffe du lanceur Ariane 5 ECA d’Arianespace, chargé de l’expédier vers le point de Lagrange L2, à 1,492 million de km de la Terre.

L’image a été prise à partir d’une webcam dans la salle blanche de Redondo Beach, où seul le personnel essentiel est actuellement autorisé.

 

Déploiement complexe

En position de repli, le télescope va pouvoir démarrer une série de tests, afin de valider sa capacité à supporter le lancement puis l’environnement spatial, dans le respect des règles sanitaires imposées aux Etats-Unis pour éradiquer la pandémie de Covid-19.

Puis les équipes pourront vérifier une dernière fois le bon déroulement des délicates opérations de déploiement qui devront être effectuées après le lancement.

« Je suis très fier de toute l’équipe d’intégration et de test de Northrop Grumman et de la Nasa, se félicite Bill Ochs, chef de projet au centre Goddard de la Nasa, dans le Maryland. Cette réalisation démontre le dévouement et la diligence exceptionnels de l’équipe en ces temps difficiles dus à Covid-19. »

Le lancement JWST (dont le coût s’élève à présent à 9,7 Md$) est désormais programmé pour mars 2021 depuis le Centre spatial guyanais.