Thomas Pesquet sera le premier Européen à s’envoler dans l’espace avec SpaceX

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Le Français rejoindra la Station spatiale internationale (ISS) à bord de la capsule américaine Crew Dragon au printemps 2021.

Au printemps 2021, l’astronaute français Thomas Pesquet s’envolera vers la Station spatiale internationale (ISS) à bord de la nouvelle capsule américaine Crew Dragon de SpaceX, pour sa seconde mission, a-t-il annoncé mardi 28 juillet sur Twitter. Il doit décoller depuis Cap Canaveral, en Floride.

« Fin du suspense : c’est avec le Crew Dragon de SpaceX que je décollerai l’année prochaine ! », a annoncé l’astronaute de l’Agence spatiale européenne (ESA), qui sera le premier Européen à voler sur ce véhicule, finalement préféré à celui de Boeing.

Un « cockpit futuriste »

Le lancement de la première capsule du groupe privé américain SpaceX vers l’ISS, en mai dernier, avec deux astronautes de la NASA, a marqué la fin du monopole spatial russe pour les vols habités. Depuis l’arrêt des vols de navettes américaines, en 2011, les pensionnaires de l’ISS partaient tous du cosmodrome de Baïkonour.

Thomas Pesquet s’est déjà entraîné sur les simulateurs chez SpaceX, la société d’Elon Musk basée en Californie.

Dans le « cockpit futuriste » de Crew Dragon, doté à 100 % d’écrans tactiles, « il ne reste plus qu’à installer l’application lancement sur les tablettes géantes », a précisé dans son Tweet l’astronaute. L’ingénieur et pilote de ligne, âgé de 42 ans, avait effectué sa première mission à bord de l’ISS en 2016-2017, appelée « Proxima », pendant six mois.

L’astronaute français se prépare à vivre une nouvelle aventure à bord de la Station spatiale internationale (ISS). L’idole des amateurs français d’astronomie s’est dit “très enthousiaste” à l’idée de décoller cette fois avec un vaisseau américain. Franceinfo vous résume ce qu’il faut savoir de cette nouvelle mission. 

Quand doit-il décoller ?

La mission Alpha est programmée pour fin mars 2021, soit dans environ neuf mois. Thomas Pesquet doit s’envoler depuis Cap Canaveral en Floride, avec trois autres membres d’équipage, ses homologues américains Shane Kimbrough et Megan McArthur, ainsi que le Japonais Aki Hoshide. Ils sont tous vétérans, comme lui.

Le voyage dans l’espace du Français à bord de l’ISS est prévu pour durer environ six mois. L’équipage de l’ISS sera donc composé en moyenne de sept membres – au lieu de six, les capsules habitées américaines pouvant embarquer quatre personnes, soit une de plus que les Soyouz.

Quel est le but de la mission ?

Sur l’ISS, Thomas Pesquet va rejoindre des cosmonautes russes. “Je vais me retrouver avec trois ou quatre personnes avec qui j’ai déjà volé… C’est un peu la saison 2, avec les mêmes personnages, raconte-t-il à l’AFP. Mais, comme dans une série sur Netflix, il faut raconter une autre histoire.” Or l’ISS, qui va célébrer 20 ans de présence humaine dans l’espace, peut “manquer de nouveauté”.

Qu’importe, car “on est là pour faire de la science”, rappelle-t-il, et l’ISS “a encore de l’avenir”. “On n’a clairement pas fait le tour de la recherche, ajoute l’astronaute. L’ISS, c’est un laboratoire donnant accès à des phénomènes scientifiques inaccessibles sur Terre à cause de la gravité.” Il embarquera ainsi en orbite des cellules souches de cerveau, pour étudier leur vieillissement accéléré dans l’espace. La mission permettra aussi de préparer des futures missions vers Mars et la Lune – pour laquelle il est candidat, “comme tous [s]es collègues”.

S’il a le temps après ses longues journées de travail, il souhaite continuer “à parler d’environnement” au public, comme il l’avait fait durant son premier séjour en partageant ses photos de la Terre vue de là-haut, via les réseaux sociaux. “Mais je ne vais pas ouvrir de compte Tik Tok !”, certifie-t-il.

Pourquoi le nom “Alpha” ?

Le nom se réfère à Alpha du Centaure, le système stellaire le plus proche de la Terre, dans le prolongement de Proxima, l’étoile de la même constellation. “Là où se trouvent les premières exoplanètes, celles qu’on ira chercher le jour où la technologie le permettra”, ajoute Thomas Pesquet.

C’est aussi la première lettre de l’alphabet grec, le symbole de l’excellence que nous visons.Thomas Pesquetà l’AFP

Le nom a été choisi parmi plus de 27 000 propositions lors d’un concours de l’ESA. Alpha était aussi l’appellation d’origine de la Station, dont il est toujours l’indicatif d’appel radio.

Comment va-t-il rejoindre l’ISS ?

Le spationaute français de 42 ans va embarquer à bord de la nouvelle capsule Crew Dragon de Space X. “J’aurai la chance d’être le premier Européen à voler sur ce véhicule. C’est nouveau, c’est moderne… on est très enthousiastes !”, a confié l’astronaute de l’Agence spatiale européenne (ESA). Il y a trois ans, pour sa première mission “Proxima”, le benjamin du corps européen des astronautes s’était envolé pour l’ISS avec une fusée russe Soyouz, depuis le cosmodrome Baïkonour, comme tous les pensionnaires de la Station depuis 2011.

Un monopole russe auquel a mis fin, en mai, le premier vol habité de la capsule privée de Space X vers l’ISS, avec deux astronautes de la Nasa à bord. “On va réutiliser la même capsule que celle qui est actuellement à bord de la Station, c’est inédit ! C’est marrant de partir dans l’espace avec le même véhicule mais pas en même temps”, se réjouit l’astronaute.

Comment se prépare Thomas Pesquet ?

Thomas Pesquet se prépare actuellement au Centre européen des astronautes à Cologne, où il s’entraîne. Mais il s’est déjà entraîné sur les simulateurs chez SpaceX, la société d’Elon Musk basée en Californie. Dans le “cockpit futuriste” de Crew Dragon, doté à 100% d’écrans tactiles, “il ne reste plus qu’à installer l’application ‘lancement’ sur les tablettes géantes”, a-t-il tweeté, enthousiaste.

“Il faut bouleverser ses habitudes… mais on est là pour s’adapter !”, commente l’ingénieur et pilote de ligne. Chez SpaceX, “tout est au même endroit, le centre de contrôle, les personnes qui construisent la fusée…. On a immédiatement réponse aux questions”, apprécie-t-il.

Contrairement à Soyouz, un système “ancien mais fiable, qui tirait comme une horloge”, cette nouvelle technologie en phase de développement implique un programme de vol “plus incertain”, qui “nous a obligés à accélérer le reste de l’entraînement, calé sur un an au lieu de deux et demi”. La crise du Covid-19 a aussi chamboulé le calendrier, et les déplacements sont réduits. Son entraînement au Japon n’aura ainsi lieu qu’en virtuel.

 

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