La Chine réussit le lancement d’un nouveau vaisseau spatial

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Le vaisseau pourrait à l’avenir servir à acheminer des astronautes jusqu’à la future station spatiale chinoise et réaliser des vols habités vers la Lune.

C’était une mission cruciale en vue de l’envoi d’astronautes vers sa future grande station spatiale. La Chine a lancé avec succès mardi un nouveau vaisseau spatial, a annoncé l’agence étatique Chine nouvelle. L’engin a été propulsé depuis la base de Wenchang sur l’île de Hainan (sud) à l’aide d’une fusée Longue-Marche 5B, dont c’était le vol inaugural, a indiqué Chine nouvelle.

Par sécurité, personne n’avait pris place à bord du vaisseau en raison de son caractère expérimental. Ses principaux objectifs à moyen terme : acheminer des astronautes à la future station spatiale et réaliser des vols habités vers la Lune. La Chine a déjà lancé depuis 1999 plusieurs vaisseaux “Shenzhou”, construits sur le modèle des fameux “Soyouz” soviétiques, puis russes.

Un vaisseau plus rapide et plus résistant

Le nouveau vaisseau lancé mardi est réputé plus sûr. Il sera plus rapide, plus résistant à la chaleur, plus long (8,8 mètres) et plus lourd (21,6 tonnes). Des caractéristiques qui ouvrent au programme spatial habité chinois de nouveaux horizons.

Le vaisseau est ainsi censé pouvoir effectuer des missions plus lointaines dans l’espace (vers la Lune par exemple, voire encore plus loin), des voyages qui nécessitent une plus grande vitesse et une meilleure protection face aux températures extrêmes. Avec une masse au lancement de près de 840 tonnes, la CZ-5B sera capable de lancer environ 23 tonnes en orbite basse. Quant à Shenzhou NG, long de 8,8 mètres et avec un poids au décollage de 21,6 tonnes, il sera très différent du véhicule précédent qui s’inspirait fortement des capsules Soyouz. Il utilisera un module de service (et non plus un module orbital) qui lui donnera une autonomie de 21 jours en orbite. Il pourra rester amarré à la station spatiale chinoise pendant deux années.

Le volume de sa cabine sera plus grand que celui du Shenzhou précédent, ce qui lui permettra de transporter 6 astronautes ou, selon la configuration retenue, un mixte de taïkonautes et de fret. Par exemple, il pourra embarquer un équipage de trois personnes et jusqu’à 500 kilogrammes de fret. Ce nouveau système de transport sera utilisé pour les missions d’assemblage et les rotations des équipages de la future station spatiale chinoise.

À la différence du Shenzhou de génération précédente, Shenzhou NG sera modulaire, c’est-à-dire doté d’une certaine polyvalence par l’ajout d’un module de service supplémentaire de façon à effectuer des missions au-delà de l’orbite basse, notamment à destination de la Lune. Notez que des astronautes européens se sont entraînés pour voler à bord et séjourner dans la station spatiale chinoise

Un programme spatial à plusieurs milliards d’euros

La future station spatiale chinoise (CSS), appelée Tiangong en mandarin (“Palais céleste”), comprendra trois parties : un module principal long de près de 17 mètres (lieu de vie et de travail) et deux modules annexes (pour les expériences scientifiques).

Son assemblage dans l’espace devrait débuter cette année grâce à cette nouvelle fusée Longue-Marche 5B (la plus puissante du pays) et s’achever en 2022. La Chine investit des milliards d’euros dans son programme spatial. Elle place de nombreux satellites en orbite, pour son compte ou pour d’autres pays.

Début 2019, elle est devenue la première nation au monde à faire atterrir une sonde sur la face cachée de la Lune. En 2020, elle devrait lancer une sonde vers Mars. Elle espère également envoyer une mission habitée sur l’astre lunaire d’ici une dizaine d’années.

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